" Madame X, 24 ans cherche fesseur sérieux et aguerrit pour relation
durable et perverse… " L’annonce ainsi libellée aurait
été anodine si elle n’était parue dans un toutes-boites
plus habitué au courrier du cœur qu’a la propagande des fantasmes
même les moins rudes.
Celui-ci m’était étranger et à tout avouer j’y
avais même très peu pensé : toutefois, je cédais
à la tentation de téléphoner comme animé d’un
irrépressible besoin de m’allier de nouveaux paysages.
Dehors l’automne versait ses premières larmes d’acajou. La
voix au téléphone me donna rendez-vous dans un cottage en bordure
de mer dans une région plutôt désertique et connue pour
le danger de ses plages. Le premier rendez-vous fut rapidement expédié
: quand j’entrai Madame X était nue, le visage masqué d’une
cagoule noire. Elle était plutôt grande et présentait un
corps qui tout en étant peu mince savait placer ses générosités
à l’endroit voulu par les yeux. Elle était magnifique.
Je la fessai avec toute la maladresse due à un débutant tout
en priant pour qu’elle ne se rendit pas trop compte de mon écolage.
Son cul était plutôt très bandant et il m’était
bien difficile de réserver mon excitation à la seule main occupée
tant mon sexe et mon autre main étaient également en travaux.
Elle parla peu mais sa voix aux inflexions froides voire timides ne me semblait
pas inconnue. Nous nous quittâmes sur la promesse d’un second rendez-vous
qui vint quelques jours plus tard avec les premières chutes de feuilles.
A cette époque un fait divers plutôt macabre défrayait la
chronique et il était bien difficile pour ne pas dire impossible de ne
pas s’y intéresser. On avait retrouvé le corps de trois
hommes dont on avait savamment battu les fesses avant de leur mettre une balle
dans la tête. J’avais entrepris de m’attacher au mystère
en m’appliquant à la suite des épisodes.
En sortant je rencontrai Laetitia, une voisine, toujours aussi belle et inaccessible.
J’avais tant fantasmé sur elle qu’il m’était
difficile de la soutenir du regard de crainte de la salir. Il y a des visages
qui vous inspirent l’inquiétude ou le respect, d’autres qui
vous invitent à l’extase, le sien m’excitait et je ne désirais
rien moins que d’y laisser un peu de mon sperme comme gage de mon agitation
et de mon amour à naître.
Quand j’arrivais au cottage il devait être midi et quart. La porte
était demeurée entr’ouverte. Madame X fidèle à
son habitude m’attendait nue, ses fesses appelaient ma main comme une
femme son amant. La séance pris une tournure étrange quand elle
me demanda de la pénétrer.
A peine j'avais introduit mon sexe dans son antre de plaisir qu’elle se
décagoulat la tête et me donna à voir son visage : c’était
Laetitia. Mon excitation devint plus grande encore et je sentis mon sexe se
tendre puissamment dans le ventre de celle-ci dont le visage rougissait à
chacun de mes mouvements. Une idée bizarre me traversa l’esprit
: et si Laetitia était la killer-fesseuse tant recherchée par
la police ? J’imaginais comment tout cela pourrait se terminer : Laetitia
se sachant démasquée s’enfuirait nue sur la plage. En dépit
des nombreux avertissements signalés par des panneaux pourtant visibles
et préférant s’abandonner à sa fuite éperdue,
elle finirait par aller s’enfoncer dans les sables mouvants, avalée
nue par le sol glouton. J’avais déjà vu cette scène
dans un film. Je décidais cependant d’oublier cette pensée
et de parer ses lèvres d’anodins baisers.
Quand elle se leva, le premier geste qu’elle fit, fut de porter la main
à son sac dont elle sortit une cravache. Je me dis que le revolver allait
suivre, mais heureusement non. Elle me dit que c’était pour elle,
toutefois je refusais d’attenter plus encore à la beauté
de son postérieur préférant continuer de la couvrir de
baiser.
Le lendemain on apprenait que la killer-fesseuse avait à nouveau frappée
mais que cette fois la police tenait de sérieux indices quant à
son identité.
(à suivre)